Parween's Blog
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Chronique de l'Oncle Sam
Seul les américains nous comprennent.
La preuve:
http://underground.theendrecords.com/category/uncategorized/
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Tour Report // Euro tour with Birds In Row 05/02/10 – 20/02/10
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Euro tour with Birds In Row 05/02/10 – 20/02/10....
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Avertissement pour du bouillon au tourbillon
Il ne s’agit pas d’entreprendre dans un ordre chronologique nos tours et détours en Europe. Si les souvenirs et les sensations qui les accompagnent se mélangent souvent, c’est alors ici qu’écrire et décrire me semble le plus pertinent. Retracer un parcours en additionnant de façon élémentaire ce que l’on a vécu, tel que : heure + heure+ heure + … = une journée, enchaînement grossier de faits et gestes objectifs, c’est alors la diversité et la nuance qui seront entamées. C’est justement en tentant de saisir les effleurements de l’esprit et de la chair, ses petits riens disparates qui, associés, composent la somme d’un parcours, que se révèle plus subtilement l’ensemble d’une tournée. Tourbillon, tourbillon, tourbillon, écrire en tourbillon !
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21/02/2010 Retour chez papa maman
Pourquoi donc s’échapper si loin ? Traverser de part en part de vastes contrées. Pourquoi vider son compte bancaire en pure perte, mille souscriptions au plaisir du hasard ? Quelle prétention nous pousse à prendre le peu de nous, notre musique, pour l’exiler dans son style le plus entier, le plus brut, devant un improbable public que l’on espère enthousiaste à l’idée de nous entendre mais qui, en réalité, ne connaissait nullement notre existence avant qu’on l’ait supplié de nous faire jouer. Derrière cette entreprise gratuite ne se cache plus des velléités de succès qui embrumaient nos têtes jeunes et naïves, mais l’improbable envie d’atteindre un autre que nous, et encore, celui-ci nous réserve une venue bien incertaine. Entre son accord pour nous accueillir et le jour j, un gouffre de kilomètres et de mois nous séparent. Nous aura t-il oublié ? Chaque arrivée dans une nouvelle ville semble hasardeuse, on tâte le pouls d’un endroit dont on ne connaît rien ou si peu, et nous voilà à la merci de ce qui croisera notre chemin. N’espérons nous pas plutôt fouler de notre musique des terres vierges de nous, terra incognita, et ainsi quadriller le monde, le temps du crépuscule, de nos corps convulsés. Et quelle misérable victoire que d’entrevoir pendant un concert, ne serait-ce qu’une main enjouée, un pied bien balancé, le hochement d’une tête, acquérir le moindre signe d’attention, s’en vanter silencieusement, pour se dire que malgré tout, nos efforts ne sont pas si vains. Nous reviendrons, oui, nous reviendrons !
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09/02/2010 À l’hôtel, en attendant un éventuel van de remplacement.
Il faut reconnaître que lorsqu’un inconnu traverse une partie de l’Europe pour nous porter secours, on peut estimer que cet homme est bon. Alors que notre seul moyen de locomotion vient de nous lâcher, alors que nos espoirs de continuer cette tournée cale avec la même brutalité que le moteur de notre van, en pleine autoroute, à 1h du matin, à l’Est improbable d’une l’Allemagne inexplorée, et par – 5°C, alors ce fut la nuit même et son froid pénétrant qui s’appropria nos esprits. Enfermés dans ce van, le cœur rythmé par les feux de détresse, et dans l’attente incertaine de secours, nos yeux égarés ne distinguaient rien au delà du pare-brise qu’une neige tendre qui, tranquillement, recouvrait l’asphalte. Parfois, sur la voie du retour, des voitures isolées cueillaient notre abattement d’un puissant coup de projecteur par des phares inquisiteurs qui, le temps d’un passage, violait notre échec pour s’en détourner dans l’instant. Et nous, tapis au fond de notre siège, nous regardions ces engins passer à l’image de ces animaux nocturnes qui, aux pieds des forêts, fixent de leurs yeux rougis les voitures traçantes. Silencieusement, nous imaginions avec quel désarroi nous retournerions au pays, déjà nous ressentions l’amer quotidien qui nous attendait si nous ne pouvions continuer cette tournée. Et une fois chez nous, quelle ignoble petite honte que d’avouer qu’une seule date sur quatorze a pu être honorée. Alors oui, il faut reconnaître que lorsqu’un inconnu traverse une partie de l’Europe pour nous amener, à moindre frais, un van afin que nous puissions continuer notre tournée, le moral au plus bas, coincé dans un hôtel dans lequel nous avons été rapatriés, alors oui, on peut croire que certains hommes supportent un état d’esprit altruiste en ce bas monde ! Il faut aussi reconnaître la ténacité de Bart dans cette épisode, il a su gérer une situation qui le concernait particulièrement, étant donné que lui et les membres de Birds in Row avaient d’une part booké la tournée et de plus, le van dans lequel nous roulions leur appartenait. J’imagine bien avec qu’elle aigreur ce retour au bercail les aurait assommé, tant financièrement que moralement. Il faut donc ici rendre hommage à nos Birds in Row qui ont été fantastiques sur toute la tournée, musicalement et humainement !
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18/02/2010
Sur la route de Milan
Les beaux jours reviennent. Étrange de revoir le soleil. L’entièreté qu’il nous offre semble nous montrer à quel point nous étions enfouis dans une pénombre avant d’entrer en Italie. Un soleil toujours fuyant, un monde somnambule, comme si en traversant l’Europe de l’Est en plein hiver ce fut la nuit même que nous avions cheminée et nous voilà, sur la route de Milan, traversant une Lombardie vallonnée, au loin le crépuscule et ses couleurs pastels. Bien que nous soyons en fin de journée, nos visages semblaient celui du réveil. Ce flot de lumière si peu présent la semaine dernière nous surprenait et mettait à jour la fatigue accumulée. Épuisement que nous avions pu camoufler par ce clair obscur dans lequel nous étions plongés. Cependant, bien que le temps difficile ait rendu la lumière rare, l’hospitalité de ceux que nous avons rencontrés en Allemagne, en Pologne, en Slovaquie et en Autriche, est à l’inverse de la grisaille. Leur chaleur nous a ravi et dévoile à quel point la France a beaucoup à apprendre ! On comprend pourquoi des groupes étrangers veulent parfois éviter l’hexagone pour leur tournée. Il faut avouer que notre mauvaise réputation a été embellie lorsque l’on voit à quel point nous avons été bien accueillis à Marseille et à La Verpillère. Si toutes les orga ressemblaient à celle-ci en France, notre réputation serait sauvée ! Il faut tout de même émettre une certaine réserve quant à l’organisation à Lubiana. Les défauts ? Très simple : pas d’organisateur. Les maîtres des lieux semblaient surpris de nous voir. Ils étaient à peine au courant de notre venue étant donné qu’il n’y avait pas eu de confirmation… hic. Les voilà bien désappointés et clairement gonflés de se taper le boulot d’un autre, on les comprend. On s’est rendus compte que pratiquement aucune promotion n’avait été faite, le plus drôle étant de se retrouver à jouer dans une salle absolument énorme, avec une scène énorme, manque plus qu’un ENORME public pour venir combler l’espace… on attend toujours. Heureusement le concert a été sauvé par l’immigration italienne… rien que ça. La première partie était un groupe italien, Pianoearthquake, un screamo vraiment intense, entre Raien et en Envy, petite préférence pour la voix particulièrement écorchée, racleuse, une originalité difficile à décrire si vous ne l’avez pas encore écouté : www.myspace.com/pianoearthquake. Étant de Trieste, à une heure de Lubiana, ce groupe avait rameuté son public et nous voilà à jouer devant un public italien… en Slovénie. Public qui serait pratiquement le même pour notre date à Trieste, le lendemain. Et celui qui devait nous accueillir à Lubiana... parti où ? En tournée avec son groupe nous dit-on, en effet, difficile de faire deux choses en même temps. Dommage, la prochaine fois on essaiera de jouer dans son groupe pour avoir une chance de le croiser. Mais profitons en pour remercier ceux qui nous ont accueillis à Trieste, des mecs incroyables pour une ville incroyablement belle, montée sur tout un flan de montagne, le nez dans la mer Adriatique, rues en pentes à 70% (ou presque), à quelques pourcentages près nous roulions sur un mur. Vraiment ! Comme tenue par des fils qui, rompus, la ferait glisser dans l’eau. Et la neige, disparue. Pour de vrai ! Une fois passé la frontière. Magie ! Evaporée ! Aspirée ! Fondue ! Tout ce que vous voulez mais plus rien, plus de neige. Et l’arrivée à Trieste. Quel spectacle ! On roule sur du plat et brutalement une hauteur incroyable se présente à nous, la terre se déroberait presque sous nos pieds tant la ville entière semble en suspend. On est pris de vertige et dans le camion ça fait des « ohhhhhhh ! » enthousiastes. À croire que des habitations troglodytes auraient été plus ergonomiques pour aborder cette espace urbain. Il faut en descendre de la rue raide et étroite, il faut serpenter longtemps avant d’arriver en bas, au pied de cette mer, limpide, dormeuse, qui ne semble en rien troublée par le défilé des autos sur ses flans. La veille le carnaval a quelque peu tari le nombre de spectateurs, nous avoue l’organisateur italien, la ville dessoûle apparemment, au chaud, chez elle. Qu’importe, après un dîner royal, cuisiné maison, on est prêt pour jouer!
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14/02/2010 Mmmmmm viens là petit français.
Question public, les pays de l’Est sont indéniablement en finale de la coupe du monde des publics, au moins en demi. Notre arrivée à Presov ? Tardive, très tardive. Après avoir traversé les Tatras entre la Pologne et la Slovaquie, le van se pose enfin grâce à la maîtrise d’un Sylvain Biguet des plus expert en conduite de haute montagne. La neige tombait abondamment sur la route, sans discontinuer, ses limites étaient hasardeuses. Malgré le retard, nous roulions entre 40 et 70, pas plus, auquel cas un vrai rapatriement nous aurait pendu au nez. C’est au cœur d’un ensemble de barres d’immeubles que nous arrivons à Presov, un de ces ensembles que le fonctionnalisme de Le Corbusier aurait affectionné. Là, en pleine nuit, sous une neige toujours plus dense, pas âme qui vive et une certaine perplexité nous taquine. Est-ce bien là ? Pas de commerce, pas de bar, de pub, de club, de squat, MÊME PAS UNE BONNE BOULANGERIE ! Mais où est donc passé notre pouvoir d’ingérence ?! On imagine l’indigène nous épier derrière ses rideaux, nous, au fond du canyon, attaque d’indiens ? Le van garé, le GPS indique bel et bien cet endroit. Devant nous des escaliers qui mènent à un parvis et toujours rien. Tiens, une musique ? Sur notre droite une porte et après quelques marches nous voilà descendus dans ce qui ressemble bien à un club. Du vivant ! Du souffle ! De la chair ! Et pas qu’un peu, une centaine environ. Ça picole, ça se marre, ça roupille, ça re-picole, ça circle pitt dans la fosse sur le groupe de première partie. Tout juste le temps de poser ses affaires qu’un skinhead s’approche de Ditow, bassiste de Birds In Row. Bien ivre le con, il traîne sa face tout près de Ditow pour s’adresser à lui. On sent venir l’embrouille mais de loin on saisit pas vraiment la couleur des échanges. Football ? Sida ? Tuning ? Tricot ? Amour du Christ? La dernière hypothèse étant la plus probante au vu de ce que nous raconte Ditow par la suite. Apparemment un Skinhead gay qui, séduit par du français, tente une approche plutôt… directe. « J’écrirai ton nom sur les murs et puis je te Biiiiiiiiiiip…. » dixit le Slovaque. Le langage est explicite et après multiples diversions, Ditow parvient à le semer. Nous, alors inquiet dans un premier temps, on ne peut réprimer un rire en regardant Ditow se démener. De plus, on apprend par l’organisateur que notre ami vient de sortir de prison (on taira ici les raisons) et lors d’une soirée comme celle-ci, il s’est offert un jeune éphèbe dans les toilettes. Oh comme la soirée s’annonce LÉGENDAIRE !!! C’est dans cet état d’esprit que nous entamons le concert où l’organisateur, au courant de nos soucis de camion, à mis en vente des hamburgers dont la somme sera entièrement reversé à notre cause. Ici pas de détournement de fond par un vénal Crozemarie Slovaque ! Oh que non, pas en ces lieux ! Encore merci mes bons messieurs!
Et ce public alors !!! me demandez-vous. Oh la jeunesse ! Doucement ! Toujours pressée cette jeunesse, une seconde, pas de précipitation petit merdeux mécheux. Pour définir au mieux la spécificité du public, tentons d’approcher le phénomène par des questions :
Chers Parween, lors de ce concert, avez-vous eu l’honneur de vous faire projeter dans le public plusieurs fois de suite sans votre consentement ?
- OUI.
Auriez-vous été menacés dans votre intégrité physique si un nouveau morceau n’avait pas été joué dans la seconde, alors que vous n’aviez plus de morceau en stock ?
- OUI.
Chers Birds In Row, y a-t-il eu un circle pitt sur le passage d’un morceau qui ne s’y prêtait absolument pas ?
- OUI.
Chers Parween et Birds In Row, est-ce que des gamines de quatorze ans s’enfilaient shot maison sur shot maison tandis qu’en UN SEUL shot maison votre front s’écrasait lamentablement sur le zinc ?
- Joker.
Chers parween et Birds In Row, considérez-vous que ce public, à l’alcoolémie honteusement élevé, est prêt à tout pour passer une bonne soirée et cela sans votre accord ?
- Oh que Oui.
En quelques questions tout est résumé. Public sans limite, amour sans limite. On t’aime grand fou.
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voici quelques chroniques parues sur différents sites, et dans Rock Sound...Pour ceux qui hésitent encore à acheter notre album...;-)
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http://coreandco.free.fr/aff_chronique.php?article=555
http://www.thenoisetimes.net/album_chronique.php?selection=239
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