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  • INTRODUCING MACUNAÍMA ÓPERA TUPI

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    Mario de Andrade was one of the first to document the national folklore; a discoverer and  revealer of the actual Brazilian culture. Researcher, writer, poet – musician and musicologist, above all, musical. Present in more than half of his work, the music, explicit or implicitly, turns up as its conducting string. It is as if his view of the world started off with music. Musicality that culminates with Macuaníma.

     

    "Macunaíma – the hero without a character" is a masterpiece of national recognition. More than just a clipping of fables, myths and Indian rituals, with African and Portuguese flavoring, it is the reading of the development of Brazilian culture. With the attempt to make the piece fit into a literary classification, the term "rhapsody", which for the author, "referred directly to instrumental fantasies that used themes and procedures of improvised composition, taken from traditional or popular songs." Music being the rawest means of expression and continuity of popular oral tradition, Macunaíma is full of songs and musicality. It is "the Tupi opera", a modern odyssey that, by the actual esthetic modernism, does not present itself in a metric and rime scheme pre determined by the traditional epics. At the end of the book this is clear. "I crouched on top of these leaves, caught my ticks, fingered the small guitar and in an effusive touch I raised a howl singing in the impure speech the phrases and stories of Macuaníma, the hero of our people."

     

    I read Macunaíma for the first time in elementary school and for the second time at college (Linguistics – USP); this time, while reading the first part of the book, a melody stroke my ears like the image in 3D when it strikes ones eye. The prose showed its rhythm, its swing, full of rimes and alliterations, reverberations of sounds. In my head the music started to play and didn't stop anymore. Soon I got into contact with texts from Haroldo de Campos, Gilda de Mello e Souza and José Miguel Wisnik who, each with their own point of view, discourse about the music in this work, confirming my intuitions and supporting my wish to make the book into an album. I have been working since 1999 to form this songbook. There are three passages in prose of the text that I set to music, making some cuts but never adding any words. The rest of the songs were done with verses that the story presents – songs that have always been there, but quietly. And the forms of popular Brazilian folk music mixed with all kinds of contemporary music I've heard. So that's what I did: maintaining and corrupting the tradition, copying and recreating, very much like the poet and the whim of the book: "in an impure way of speech". 

     

    Iara Rennó

     

  • TEXTE DE PRESENTATION

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    "Au commencement était le son..."

    Mário de Andrade fut l'un des premiers chercheurs du folklore national; Un pionnier, un révélateur de la culture Brésilienne. Chercheur, écrivain, poète, musicien, musicologue, et avant tout, musical. Présente dans plus de la moitié de son oeuvre, la musique, explicitement ou implicitement apparaît comme un fil conducteur. Comme si sa vision du monde émanait de la musique. Musicalité qui culmine dans Macunaíma.

    "Macunaíma, o herói sem nenhum caráter" est le chef d'oeuvre reconnu d'importance nationale. Bien plus que des collages de légendes, mythes et rituels indiens, avec des accents africains et portugais, il constitue une lecture de la formation de la culture brésilienne. Dans la tentative de faire entrer l'oeuvre dans une classification littéraire, lui a été associé le terme de "rapsodie" qui, pour l'auteur, "renvoyait directement aux fantaisies instrumentales qui impliquaient des thèmes et processus de composition improvisée, tirés des chants traditionnels ou populaires. La musique étant le moyen d'expression le plus organique et continu de la tradition orale populaire, Macunaíma est rempli de chansons et de musicalité. Macunaíma est "l'Opéra Tupi", une odyssée moderniste qui, par la propre esthétique du modernime, ne se présente pas sous la forme de la métrique et des rimes présupposées par les épopées traditionnelles. La fin du livre en contient la preuve irréfutable : "Je me suis accroupi sur ces feuilles, j'ai enlevé mes tiques, j'ai joué de la guitare, dans un rythme déchaîné, je me suis fait connaître en chantant dans un langage impure les phrases et les aventures de Macunaíma, héros de notre peuple"

    J'ai lu Macunaíma pour la première fois au lycée et pour la deuxième à la Faculté de Lettres de l'Université de São Paulo (USP); Cette fois, en lisant la première partie du livre, une mélodie m'est venue aux oreilles à la manière d'une image 3D qui saute aux yeux. La prose a révélé son ryhtme, son swingue, pleine de rimes et d'alitérations, réverbérations de sons. La musique a commencé à jouer dans ma tête et ne s'est plus arrêtée. Très vite j'ai été en contact avec les textes de Haroldo de Campos, Gilda de Mello e Souza et José Miguel Wisnik qui, chacun à sa manière, traite de la présence de la musique dans l'oeuvre, confirmant mes intuitions et renforçant mon projet d'adapter ce livre en disque. Je travaille depuis 1999 pour mettre en forme cet opus. Les passages de texte en prose que j'ai mis en musique sont au nombre de trois, en coupant certains morceaux, sans jamais ajouter un seul mot au texte original. Le reste des chansons a été fait à partir des vers originaux de l'histoire – musiques qui ont toujours été là, restées jusqu'ici muettes. Et les différentes formes de la musique populaire folklorique du Brésil se sont mélangées à tous les types de musiques contemporaines que j'ai écoutées. Et donc je l'ai fait : conservant et rompant avec la tradition, collant et recréant, bien au goût du poète et à la saveur de l'oeuvre, "dans un langage impur".

                                                                                                                    

    Iara Rennó

  • RELEASE - FRANCES

    Petrobras présente..:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />

    2008 est l'année d'anniversaire des 80 ans de Macunaíma                                                               Iara Rennó lance le disque Macunaó.perai.matupi ou Macunaíma Opéra Tupi

    Compositrice et chanteuse paulista, elle entame sa carrière solo avec cet album entièrement composé de parties du livre "Macunaima – le héros sans caractère", de Mario de Andrade.

    La chanteuse, compositrice, instrumentiste, arrangeuse et productrice musicale Iara Rennó, dont des morceaux ont été enregistrés par Elza Soares et Ney Matogrosso, lance son premier disque solo, "Macunaó.perai.matupi" ou "Macunaíma Opéra Tupi", en avril 2008*** (AGOSTO). Le projet est subventionné par Petrobrás  et comporte 14 morceaux, composés exclusivement à partir de parties du livre "Macunaíma – o herói sem nenhum caráter" "Macunaima – le héros sans caractère", de Mario de Andrade.


    Le nouvel opus de la fondatrice de la bande paulista DonaZica, qui a sorti deux disques très élogiés, a pu compter sur des collaborations différentes pour chaque morceau, dont les artistes Siba, Kassin, Moreno Veloso, Benjamin Taubkin, Beto Villares, Alexandre Basa, Maurício Takara, Daniel Ganjaman,Quincas Moreira e Buguinha Dub. Participam do disco como convidados Tom Zé, Fuloresta (a banda de Siba), Arrigo Barnabé, Dante Ozetti, Funk Buia, Barbatuques, Tetê Espíndola, Toca Ogã, Da Lua, Bocato, Anelis Assumpção, entre autres.

    Le projetMacunaó.perai.matupiou Macunaima Opéra Tupiest né d'un projet d'étude de Macunaíma, durant un cours de littérature de la faculté de lettres de l'université de São Paulo, quand Iara a réalisé la musicalité latente du livre. Les chansons sont des parties du livre, pour leur majorité déjà écrites en vers. Trois morceaux ont été enregistrés auparavant et sont entrés dans le disque avec des arrangements nouveaux: "Valei-me" et "Mandu Sarará", du disque Cartografia Musical Brasileira/ São Paulo – Rumos Musicais 2001(compilation de Itaú Cultural), e "Macunaíma", du disqueComposição, da banda DonaZica (2003).

    Le premier tirage du disque, subventionné par Petrbrás sera distribué par les secrétariats d'éducation, institutions municipales du ministère de la culture et centres de formations de professeurs,  sur l'ensemble du territoire brésilien, comme instrument complémentaire d'étude de l'oeuvre "Macunaíma – o herói sem nenhum caráter", livre qui est très fréquement proposé comme sujet au bacchalauréat.

    La musicalité du livre

    "Macunaíma, o herói sem nenhum caráter" est le chef d'oeuvre reconnu d'importance nationale. Plus que des collages de légendes, mythes et rituels indigènes, avec des acents africains et portugais, il constitue une lecture de la formation de la culture brésilienne. Dans la tentative de faire entrer l'oeuvre dans une classification littéraire, lui a été associé le terme de "rapsodie" qui, pour l'auteur, "renvoyait directement aux fantaisies instrumentales qui impliquaient des thèmes et processus de composition improvisée, tirés des chants traditionnels ou populaires. La musique étant le moyen d'expression le plus organique et continu de la tradition orale populaire,Macunaímaest rempli de chansons et de musicalité. Macunaímaest "l'opéra Tupi", une odyssée moderniste qui, par la propre esthétique du modernime, ne se présente pas sous la forme de la métrique et des rimes présupposées par les épopées traditionnelles. La fin du livre en contient la preuve irréfutable : "Je me suis accroupi sur ces feuilles, j'ai enlevé mes tiques, j'ai joué de la guitare, dans un rythme déchaîné, je me suis fait connaître en chantant dans un langage impure les phrases et les aventures de Macunaíma, héros de notre peuple"

    l'oeuvre que a déjà donné lieu à tant d'essais littéraires, a été adaptée au cinéma et au théâtre, n'avait pas reçu jusqu'alors un travail dédié exclusivement à sa musicalité, latente et vibrante, qui "saute aux oreilles" dès la première lecture. Sa prose se relève ryhtmiquement et est remplie de reitérations de phonèmes, rappelant parfois les styles embolada, repente ou le rap. A certains moments du livre, se trouve un rythme bien marqué, comme c'est le cas dans la première partie du texte : "dans le finfond de la forêt vierge/ est né macunaíma/ héros de notre peuple/ Il était noir ébene/ et fils de la peur de la nuit". De là la suggestion de mettre en musique certains passages du propre texte, qui peuvent être mis en chanson de manière autonome, la construction même du livre sous forme de collages se disposant à cela, tout en maintenant une unité et une indépendance des thèmes et des historiettes racontés. Certaines Phrases et expressions se répètent comme des refrains, comme par exemple : " Ahh! Quelle paresse…", en plus des dictons populaires (déjà existants ou recréés) qui ont aussi un rythme évident.

    Le livre apporte seize vers précédés d'annotations telles que "Chantait triste" e "Chantant des cantiques de longue durée", qui attestent qu'il s'agit bien de chansons ou orations. Evidemment, cette manifestation musicale dans le livre se doit au fait que l'auteur fût un éminent musicologue, qui a fait une grande recherche de documentation au travers de livres et de la mission folclorique dans les années 20, découvrant diverses manifestations musicales du Brésil, jusqu'alors inconnues. Certains des passages montrent dans la forme et/ou le contenu de quelle manifestation folclorique les passages ont été tirés, comme c'est le cas de la chanson "Bumba me boi", "o canto de pedinte", "cantigas de ninar", "pagelança", etc. D'autres présentent des éléments religieux indiens, ou encore des formes mélangées, sans définition claire. Ces "musique" dans le livre n'apportent pas avec elles leur mélodie, ce qui m'a permis de les créer.

    La forme et le fond de chaque partie suggèrent une musicalité, qui sert de point de départ. Non sous forme élémentaire, copiant les formes de folclore dont elles s'inspirent, mais les mélangeant les unes aux autres en leur ajoutant des éléments sonores extérieurs, conservant et corrompant la tradition, collant et recréant, bien au goût du poète et à la saveur de l'oeuvre: " dans un langage impur.

    INFORMATIONS:   macunaopera@gmail.com

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